Conférence de programme 2026 : les groupes de recherche livrent leurs premiers résultats

La conférence de programme 2026 du PNR 80 a réuni une centaine de chercheuses et de chercheurs, les 5 et 6 mars à Berne et des représentantes et représentants de l’administration fédérale.
Une centaine de chercheuses et de chercheurs issus du PNR 80 « Covid-19 et société » se sont réunis au Kursaal de Berne les 5 et 6 mars, lors de la conférence de programme 2026. L’événement a permis aux 25 groupes de recherches de présenter les premiers résultats de leurs travaux et d’échanger entre eux. L’administration fédérale était également représentée, en tant que stakeholder principale. Cet événement représente une étape importante avant le rapport de synthèse du PNR 80, qui marquera l’accomplissement de trois ans de recherche et délivrera des recommandations pour la gestion de futures crises aux autorités.
Une contribution significative pour la Suisse
Anne Lévy, directrice de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), a prononcé le discours inaugural de la conférence de programme. Entrée en fonction en pleine pandémie de Covid-19, en octobre 2020, elle a partagé ses souvenirs et ses réflexions sur cette crise, revenant sur les différentes phases de la pandémie et les mesures adoptées par les autorités politiques. Anne Lévy a notamment relevé l’importance de la révision de la Loi sur les pandémies et de la révision du plan national de pandémie, auquelle a participé le PNR 80.

La directrice a aussi souligné le rôle du PNR 80 en tant que « pièce importante du puzzle dans le travail de réflexion sur la plus grande crise sanitaire de ces cent dernières années ». Elle a valorisé la mission des groupes de recherche : « mettre en lumière les effets néfastes de la pandémie qui, jusqu’à présent, ont été peu pris en compte ».
Elle a également insisté sur l’importance d’une collaboration respectueuse entre science et politique, en tenant compte des missions de chacun. « Je suis convaincue que la perspective des sciences sociales et humaines – vos conclusions et recommandations issues du PNR 80 – contribuera de manière significative à renforcer encore la résilience de la Suisse face aux crises », a conclu Anne Lévy.
Des enseignements tirés de la crise
Placés au cœur de la conférence, les chercheuses et les chercheurs des 25 groupes du PNR 80 ont ensuite présenté les premières conclusions de leurs recherches, qui s’achèveront dans les mois à venir. Les échanges se sont prolongés lors de sessions interactives, favorisant le dialogue entre les participant-es et des réflexions plus approfondies.

Les parties prenantes du PNR 80 étaient également représentées et ont pris part à une discussion animée par Xavier Pilloud, responsable du transfert de connaissance au PNR 80, et par Sabina Littmann-Wernli, ancienne représentante de l’Office fédéral des assurances sociales OFAS auprès du Steering Comittee du PNR 80. Une délégation aux profils variés a apporté un aperçu des mesures prises depuis la pandémie et les enseignements tirés de cette crise.

Les personnes représentant l’administration fédérale ont également exprimé leurs attentes à l’égard du PNR 80. Thomas Vollmer, représentant de l’OFAS, a estimé que les résultats du PNR 80 offrent un complément précieux au premier rapport de monitoring sur la pauvreté en Suisse, publié récemment par la Confédération. « Le PNR 80 montre que la pandémie a eu un effet de loupe sur certains problèmes sociaux et nous sommes très intéressés à intégrer ces résultats dans nos travaux », a-t-il indiqué. Pour Jean-Christophe Lanzeray du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) et Tindaro Ferraro, du Secrétariat d’Etat aux migrations, la question de la communication envers les différents groupes de la société doit être améliorée à l’avenir : « Nous devons assurer que chaque personne puisse accéder à l’information qui la concerne durant une crise, rappelle Tindaro Ferraro. « Nous avons dans ce domaine un grand potentiel d’amélioration, » ajoute Jean-Christophe Lanzeray.

Lisa Wildi, la représentante de la Chancellerie fédérale auprès du Steering Committee du PNR 80, se montre quant à elle intéressée à l’idée d’un monitoring systématique des conséquences sociales de la pandémie. « Nous avons bien vu durant la crise qu’il fallait non seulement observer une pandémie au niveau biomédical, mais aussi au niveau social. La question pour nous est de savoir dans quel cadre nous pouvons implémenter un tel monitoring. »
