PNR 80: conférence de clôture du projet «Gouvernance suisse et pandémie»

Lors d'une conférence de clôture, le groupe de recherche du projet «Gouvernance suisse et pandémie» a présenté et discuté des recommandations visant à préserver les principes du système politique en période de crise.
Le 30 janvier 2026, le projet de recherche «Improving Swiss Pandemic Governance – How to Strengthen Democracy, Federalism and Human Rights Implementation in Times of Crisis (Gouvernance suisse et pandémie)», mené dans le cadre du PNR 80, a organisé sa conférence de clôture à Fribourg. L'objectif du projet était d'examiner le cadre juridique de la gestion de la pandémie et d'élaborer des propositions d'amélioration pour la gestion des crises en Suisse.
Le chancelier de la Confédération Viktor Rossi a ouvert la conférence en livrant ses réflexions personnelles sur la crise du Covid-19 et sur ce que signifie faire face à des crises successives. Les scientifiques, dirigé-es par la professeure Eva Maria Belser, le professeur Andreas Stöckli et le professeur Bernhard Waldmann de l’Institut du fédéralisme de l’Université de Fribourg, ont ensuite présenté les principaux résultats de leurs travaux de recherche, sous la forme de thèses et d’un projet de révision de la Constitution fédérale, pour renforcer la résilience face aux crises.
Selon le groupe de recherche, la pandémie de Covid-19 a mis en évidence des lacunes dans le cadre constitutionnel et législatif de la gouvernance en temps de crise. Bien que le Conseil fédéral et le Parlement aient déjà modifié plusieurs lois dans le cadre du bilan de la gestion de crise du Covid-19, d'autres adaptations s'imposent. L'objectif doit être de créer des lois qui fassent de l'application du droit d'urgence une exception. Parallèlement, il faut garantir l'existence d'un cadre institutionnel qui permet de préserver les principes du système politique (démocratie, État de droit, fédéralisme), même lorsque le droit d'urgence est nécessaire pour faire face à une crise. Une révision de la Constitution fédérale est nécessaire.
Ces thèses ont ensuite fait l'objet de discussions lors de quatre tables rondes. Elles ont été enrichies par les contributions d'intervenant-es issu-es du terrain. Parmi les participant-es figuraient la directrice de l'Office fédéral de la santé publique, Anne Lévy, le président de la Commission fédérale de l'électricité (ElCom), Werner Luginbühl, la directrice adjointe de l’Office fédéral de la justice, Susanne Kuster, le secrétaire général du Parlement cantonal de Zurich, Moritz von Wyss, et le président du gouvernement du canton des Grisons, Martin Bühler. Le groupe de recherche intégrera les conclusions tirées des discussions et les précieux retours d’expérience issus de la pratique.
